.oO My Sweet Prince Oo.

.oO My Sweet Prince Oo.
Attendre .
Attendre ...

Après le bac .
Après Vendredi ...

Attendre pour être fausse à nouveau...
Parce que de toute façon à être vraie on n'en souffre pas moins...
A voir dans leurs pupilles embuées que l'ombre floue de ce que tu es, à lire sur le visage de ceux que tu cottoies tous les jours qu'ils savent qu'il y a quelque chose, sans jamais te demander quoi...


Faire semblant. Semblant devant eux. Semblant d'être heureuse. Pendant tout l'été...
Et on y arrive presque si seulement c'était vrai, si seulement je comptais...


Juste que ceux que j'aime m'aiment autant que je les aime...

Trop demander.


Et je me vois déjà tous les soirs sur la plage le sable encore chaud de l'été, la brise fraîche et la chair de poule... Les bras qui entourent mes jambes que je tiens serrées contre ma poitrine... Je regarde les vagues qui viennent s'écraser sur les rochers marins... La nuit est sombre mais les lumières de la ville éclairent encore la grande horloge de la mairie qui surplombe la plage... Autour de moi le silence... Rien.

Mais leurs cris traversent ma bulle leur joie et leur succès éparpille ma tristesse... Ils sont ensembles et leur bonheur me perce le coeur. J'aurais aimé être des leurs mais mon aura n'en a pas voulu de même... Au milieu de la foule je n'entends plus rien... Juste l'expression de leur visage au ralenti comme dans un mauvais film angoissant... J'aurais voulu compter... J'aurais voulu...

Et je me vois déjà, un autre soir encore...
Les pieds enfouis dans le sable et le verre à la main... La tête qui tourne et le semblant qui toujours me suit... Le semblant d'être heureuse, le semblant d'être aimée, le semblant d'être jeune.. Mais je suis pitoyable... Peut-être qu'elles aussi mais au moins elles s'amusent... Peut-être qu'elles aussi mais au moins elles ne sont pas seules... Et la jeunesse se soule la jeunesse ne dit rien que des piètres mensonges... Eternel recommencemment des mauvaises soirées toujours pareilles qu'elles soient ratées ou florissantes... Perpétuelle randomisation du schéma pathétique de l'adolescente tragique au milieu de ses semblables et l'esprit enivré elle oublie qu'elle est seule et l'esprit enivré elle ne le ressent que davantage...


Simulâcre d'une entente parfaite qui n'est plus qu'un souvenir...

Parce que ça marche aussi avec l'amitié...

Parce que ça marche aussi avec ceux qu'on n'a jamais connu et qu'on ne connaîtra jamais...



Je ne suis qu'un mouton parmis la bergerie.


Juste un met insipide au milieu du banquet.

Et mon sourire cassé ne heurte pas autrui.


J'aime. Je n'aime pas. J'aime. Mais pas eux. Je n'aime pas être avec ceux qui ne m'aiment pas.

Que je sois là ou non, rien ne change, personne ne le remarque... Tant mieux... Tant pis.

Juste qu'on remarque quand je ne suis pas là


Juste que quelqu'un m'aime autant que moi je l'aime.

J'aimais avoir des amies.

# Postato sabato 09 giugno 2007 17:17

Modificato sabato 09 giugno 2007 17:51

* Wanna Share The Air I Breath ...

* Wanna Share The Air I Breath ...



Bof ... Bof ...



A vrai dire le seul instant pas "bof" depuis bientôt plus d'une semaine c'est quand j'ai vu *R* hier.
Pas blasée, pas soulée, pas la tête ailleurs, pas gros sur le coeur.
Vivre au jour le jour.
Première et dernière fois que je le verrai, monsieur habite en Alsace.
Il est gentil en plus.




Cet après-midi, dans le metro, l'inconnu qui est descendu de la ligne 4 à montparnasse bienvenu, l'inconnu du reflet dans la vitre, je vois son dos s'éloigner. Et le plus bel homme que j'ai jamais vu avec. Pourtant je n'ai plus cette étincelle au fond du coeur qui me fait regretter de ne pas lui avoir adressé un mot... J'y pense juste... Vide. Parce que de toute façon, derrière son visage d'ange, il y a vraiment quelqu'un... Et je ne crois plus qu'il existe encore quelqu'un qui puisse changer ma vie... Sans la blesser... Et quand bien même il existerait une telle personne, ce serait moi, qui blesserait la sienne, de vie... Les êtres humains ne sont-ils faits que pour se détruire? Peut-être...


Les rencontres sont le fruit du hasard, et si le hasard fait mal les choses pour nous, on ne rencontre sans doute jamais plus de 10% de ceux qui auraient pu changer notre vie, dans une ville comme Paris. Parfois les chemins refusent de se croiser... Face à cela faut-il toujours chercher à semer le sable pour joindre les deux routes? Peut-être... Mais alors il faut admettre que les rencontres ça marche pas comme ça, au gré du destin, il faut forcer les choses, les belles histoires mentent donc toutes. Les rencontres ça n'existe pas. Ca n'existe plus...



20h58 je traverse la rue.
En face, la terrasse d'un café qui fait presque un angle sur le carrefour de montparnasse à Paris. Assis à une table, parlant avec une fille je, crois, un jeune homme qui semble joli, les yeux clairs et les cheveux sombres un peu bouclés. Deux secondes et je le reconnais. Horreur. Je détourne vite le regard et ramène mes cheveux derrière mon visage. Obligée de passer à côté de sa table pour rejoindre mon arrêt de bus. Heureusement, celle-ci est du côté où mes cheveux cachent mon visage, je crois qu'il ne m'a pas vue. Je marche vite sans regarder sur ma gauche... J'ai mal. Mal au coeur, mal àla vie, mal à avant, mal à la solitude. Mal à ce garçon qui ne m'a jamais rappelé. Ce garçon parmi tant d'autres.


Quand on se cache pour éviter quelqu'un qu'on a vu qu'une nuit dans sa vie, il y a des mois auparavant, peut-être que c'est à ce moment-là qu'il faut se dire que quelque chose est allé de travers...

21h17 j'arrive sur le Champ de Mars, j'aperçois ceux qui partageront ma soirée, je me dirige vers eux mais juste avant, sur la pelouse, mon regard croise un visage. Je ne le reconnais pas tout de suite, machinalement je regarde à nouveau et le regard extérieur vient à son tour croiser le mien sans vraiment le faire. Tout les deux on sait qu'on s'est vus. J'hésite alors à dire bonjour mais comme il ne se retourne plus et regarde ailleurs tout en ayant écrit sur le visage "je te vois", je passe mon chemin. Cinq minutes plus tard, alors que j'ai rejoint les autres, tout le petit groupe composé du seul gars et d'au moins dix filles se retournent et me regardent. J'aimerais disparaître à cet instant. Deux rencontres à mourir en moins de vingt minutes. Le frêre à une amie qui m'avait invitée à une soirée où la nuit est passée avant que je ne parte en douce à 7 heures du matin, pour ne pas avoir à affronter le mépris d'un de ses amis avec qui j'ai dormi.

Mon passé en pleine figure, ces hommes ingrats pour une femme ingrate qui a voulu oublier son coeur...

.. qui a su revenir aujourd'hui et qui se sent seul... Seul à en crever... Au milieu des autres je suis assise par terre dans l'herbe un peu humide... Eux sont debouts, ils parlent entre eux, ils rient, ils crient, ils boivent... Ils sont heureux ils s'aiment et je les envie... Je les envie... Et j'ai mal au ventre... Je suis pliée en deux...

22h43 je prends mon sac et je m'en retourne chez moi en regardant le sol... *G* tente de me raccompagner à l'arrêt de bus mais son portable sonne sans cesse et alors qu'il me dit qu'il doit partir en me promettant de me rappeler, en me disant qu'on doit parler, etcaetera, son portable se met à sonner. C'est une chanson triste et l'espace de quelques secondes, je me croirai en plein film... Sur la place d'Ecole Militaire à Paris, face à quelqu'un comme les autres qui ne sait rien de moi...


Seule je m'en retourne à l'arrêt de bus en regardant le sol... Face à moi les jeunes viennent en masse, ils sont nombreux, ils sont entre eux et mon chemin ne croise pas le leur... Assise seule à l'arrêt de bus, les lumières de Paris transcendent la nuit et les jambes dans le vide je me souviens de ce matin-là où je suis rentrée chez moi en prenant le premier bus, après avoir laissé la porte ouverte parce qu'elle ne se fermait pas, et derrière elle, ce garçon qui je le savais allait me mépriser demain, quand il se réveillerait, encore plus que la veille, quand il m'a dit que maintenant, il allait dormir dans le lit d'à côté...


Je suis triste, je suis seule, seule au monde, personne à qui parler et j'ai envie de pleurer sans jamais verser une larme...

Je pense à *R*, je pense à l'inconnu du metro de cet après-midi, à tous les autres qui auraient pu changer ma vie et que je ne connaîtrai jamais... Et j'en ai marre d'être seule...

Encore un peu, je l'ai mérité, je le dois...
Peut-être qu'au bout d'années de solitude, j'arriverai de nouveau à aimer descemment?


# Postato sabato 19 maggio 2007 18:03

Modificato sabato 19 maggio 2007 18:18

* Grass Is Greener *

* Grass Is Greener *

Nuit passée à dormir 5 heures sur un canapé en cuir.
Déjeuner avec mes grands-parents.
Une bonne nouvelle.
15h25 de retour seule dans ma chambre, je regarde mon portable alors que je songe à faire une sieste.


_____1 Nouveau message. Reçu à 14h58

"salut mei. jvais ptet passer pour un con mais ca te dirais de prendre un café un de ces jours?"


Ca vient d'un numéro que je n'ai pas dans mon répertoire :)
c'est sûrement le gars de l'autre soir que je pensais qu'il m'avait foutu un vent à mon texto mais qui doit en fait s'être trompé en me filant son numéro vu qu'il n'était plus très sobre... ^^

haha je n'attendais plus de coup de fil, mais je me demande quand même si c'est bien ce gars-là ou alors peut-être l'ami du frêre d'une amie qui devait m'appeler il y a plus de trois semaines... Quoi qu'il en soit je suis niaise même si c'est con :)

Au revoir à mes grands-parents qui partent, le sourire aux lèvres, pensant que finalement, je ne m'étais pas pris un vent... Je n'ai qu'une seule envie en tête et elle me démange expressément : appeler sur le champ l'homme du texto. A peine la populace sortie de chez moi que je me jette sur mon téléphone...

Sans y penser je parcours ce numéro inconnu et peu à peu j'en reconnais les chiffres...
Mon sourire s'efface. Mais je décide de faire comme si je ne l'avais pas reconnu...



J'appelle. Ca sonne...


- Allô?

- Ouais salut

- Salut :) Euh... (gentille voix) je suis vraiment désolée euh... Mais c'est qui?

- C'est *T*

- Ah??? Oh... Hum.. Gn... Wow... *blanc* waaaaa... euh... ça va?

- Ouais étwa? blablabla ... Je sais pas en ce moment j'pense à toi parce que j'arrête pas de croiser des gens qui me parlent de toi, qui me rappellent toi.. Genre Héloïse A...
"je pense à toi", "je vais passer pour un con" en quelques mots je suis de retour trois ans plus tôt. Il n'a pas changé et je sais tout de suite ce qu'il veut.

- Héloïse A??? Elle te rappelle moi????? (c'est une fille quie st dans ma classe à qui je parle peu mais déjà plus cette année, donc il n'aurait nullement eu l'occasion de le savoir à moins qu'il la connaisse et qu'elle lui ait parlé de moi mais bon...)

- Bin ouais Héloïse A.

- Bin je sais pas moi euh... Là j'allais dormir en fait... Tu pars pendant ces vacs?

- Non je pars pas... je suis là tout le temps, je fais rien, jamais rien...
Sa voix n'est pas fausse. Sa voix n'est pas joyeuse. Il est seul. Toujours le même.
Depuis deux ans que je ne lui ai pas parlé j'ai l'impression que sa vie n'a pas avancé d'un centimètre.
Dommage. Parce que moi si.
Et alors que je m'entends lui répondre je le ressens, ce changement.

- Et puis j'aime pas le café. Mais ptêtre un chocolat? :)

- Ok... Bin appelle-moi dans la semaine... Je suis libre tout le temps, je fais rien.

- Sinon tu... Il se passe quoi ce soir?

- Bin je vois des potes de mon bahut...

- T'es à quel bahut maintenant?

- *******

- Ah toujours. Ok. N'empêche que j'vois toujours aps pourquoi Héloïse A te fait penser à moi...

- Ah mais non!! Pas Héloïse A, Héloïse G!!

- Ah okkkkkkkkk... Bin elle a changé d'école maintenant je la vois plus trop... ( je lui fais comprendre que ma vie a changé, mes amis aussi... c'est con et nul je sais :) ) Elle m'avait dit d'ailleurs qu'elle t'avait vu...

- Ouais elle est cool maintenant ( ils ne se sont pas parlés quand ils se sont croisés et elle le déteste )

- Tu veux son numéro? :D

- Nan nan tkt. Appelle-moi cette semaine alors...

- Ouais ok

- Bizu



Il raccroche aussitôt. Et à ce seul mot je suis sûre de ce qu'il veut.
Retour des années en arrière je me sens piégée.
Piégée parce que j'ai envie de le voir pour lui montrer combien ma vie est merveilleuse sans lui.
Piégée aprce que si je le vois tout va recommencer, je le sais.
Piégée parce que même si je ne le vois pas, j'y repenserais et il aura gagné de toute façon.

Et j'y pense. J'y pense.
A tel point que je ne pense plus à J (homme du premier article) alors que depuis un moment pas moyen de le sortir de ma tête.

Une sieste, du chocolat, du temps et un ciné après, tout est rentré dans l'ordre. Je sais. Je sais.
Il est clair que je ne DOIS pas le revoir. Je veux pas retomber, je veux pas mourir à nouveau, repartir pour trois ans, la merde et la souffrance. Et pour ce qui était de mon envie de lui montrer combien j'ai changé, combien ma vie, mes amis, mes amours, ma façon de voir les choses, mon attitude... a changé... Est allée de l'avant, il n'y aura aucun meilleur moyen de le lui montrer que de ne jamais le rappeler.

Une nouvelle chance s'offre à moi, une nouvelle chance de racheter toutes mes erreurs passées, une chance d'effacer toutes les conneries qu'il m'a faîtes, une chance de réellement prouver, à lui comme à moi-même que je suis vraiment allée de l'avant. Cette chance, c'est la possibilité de lui montrer que c'est vraiment fini, comme je l'ai toujours pensé, depuis deux ans, et de ne jamais le rappeler.

Je ne dois pas, je ne peux pas recommencer.


Plutôt rester chez moi toute seule toute la semaine que d'aller prendre un café avec l'incarnation du diable ( sans exagérer :) ). Tant pis. Tant mieux.


FUYONS.

Fuyons après la vie.

J'espère tenir.

# Postato domenica 08 aprile 2007 18:05

Modificato lunedì 09 aprile 2007 08:06

... I'm So tired...Of Falling In Love Again ...

... I'm So tired...Of Falling In Love Again ...



Alors voilà, Mukka est de retour pour de vrai, avec ses pas-sion-nants racontages de vies ^^ peut-être moins régulièrement qu'avant mais quand même :) Don voili voilo, contente d'avoir, changé, cette fois personne que je connais ne viendra m'embêter ici (espérons le).

Donc pour ceux qui suivaient Mukka...
Qui se souviennent de ses histoires, résumé de la situation...
J'étais avec mon "ange" et puis... J'ai commencé à faire des conneries, beaucup de conneries et au final, j'ai fini par préférer les beaux inconnus à mon homme et après un an et huit mois on s'est séparés parce que je ne l'aimais plus. Depuis j'ai erré d'hommes en hommes en me sachant incapable de rester avec l'un d'eux mais à chaque fois ou presque ça me blessait un petit peu plus... Sans doute le raconterai-je une autre fois...
En fait je pense qu'après avoir vécu ce dont j'avais toujours voulu avec mon ange et avoir découvert qu'en fait, j'ai tout gâché aprce que ce n'était plus ce que je voulais, je crois que j'ai réalisé qu'au fond, je ne serais jamais satisfaite et j'ai continué à vivre avec.. A continuer jour après jour sans but, à aller de soirées en soirées, d'hommes en hommes sans plus y croire, sans chercher l'amour, alors qu'avant je cherchais le prince charmant, je n'en veux plus... Parce que je l'air encontré et je sais que je m'en suis lassée... Je voulais plus d'une histoire sérieuse, j'avais juste envie de m'amuser, de pas me prendre la tête sans vraiment y arriver non plus... Jusqu'à samedi soir...


Petite explication...


Situation : j'avais déjà un homme, mais comme je vous l'ai dit, je ne fais que de la merde ces temps-ci... Enfin plus maintenant mais bon... Désolée... Ne me jugez pas? :S


Bref...

Vendredi 23 février, soirée à Maison Alfort Stade sur la ligne 8. Aline devait venir chez moi à 20h pour qu'on y soit vers 20h40 mais elle arrive à 21h et nous y sommes à 21h30 avec des rouleaux de printemps. On retrouve Adriana et les gars qui organisent la fête viennent nous chercher au métro. Atterissage direct dans la cuisine pour boire un peu. Il y a des gens partout et ça me fait peur. Nous parlons seulement entre nous, de nos vies, de notre futur voyage à Biarritz... Nous sommes assises à l'écart, sur des chaises en fer argenté que Rémi nous a apportées. Nous sommes tout près de la sono et de son DJ. L'alcool nous a monté à la tête et on commence à dire des conneries comme les endroits où on l'a fait. Je dis à Adriana que je sors toujours avec Flo mais que désormais je suis sage et que je ne sors qu'avec lui. C'était vrai. La seule chose que j'espère c'est que le DJ derrière nous, ayant ses écouteurs sur les oreilles ne puisse pas entendre les conneries qu'on sort. Au final on s'amuse bien. Adriana nous confie qu'elle aime bien le cousin de Rémi, un des gars qui organsie la fête et en retour je lui dis que je préfère la gars qui fait le DJ juste derrière moi. Il est grand. Il est blond. Une coiffure géniale. Un jean qui tombe bien. Un t-shirt noir et un grain de beauté sur la joue gauche. Une indifférence exemplaire à mon égard.


La conversation continue. Le gars nous interromp pour nous demander du feu. J'ai du feu. Youpi. Je le cherche, Adriana cherche aussi le sien mais s'abstient de continuer quand elle voit que je m'en charge. Elle est mignonne. Merci. Son casque noir sur les oreilles, il a la classe. Je me fais une raison, continue à boire, à parler, etc. Rémi vient nous voir « vous trouvez votre bonheur les filles? Désolée Meili, pas de gars aux cheveux longs... », « ouais bof, quoique le gars dj est pas mal. Le temps file à la vitesse de la boisson. Rémi « il m'a dit qu'il te trouvait jolie ». J'y crois peu, le gars ne m'a pas du tout regardée un seul instant. Mais l'espoir m'occuppe désormais. Au fil de la soirée je l'aperçois en train de flirter avec une fille brune. Je crois que son bras est autour d'elle, il la regarde et rit. « il t'a trouvée jolie... ». Tant pis pour moi. J'ai que ce que je mérite. Je ne suis déjà plus très nette. Je regrette de ne pas avoir su tenter ma chance. Malgré tout je constate qu'ils ne s'embrassent pas et je continue à espérer. Pourtant je lutte contre cet espoir et lorsque les filles descendent au rez-de-chaussée je les suis.

Bourrées, elles commencent à parler sur msn avec des gens qu'elles ne connaissent pas. Je n'arrive pas à m'enlever l'image du garçon enlacé avec cette fille de la tête. Alors je décide de me prendre en main et je laisse les filles là, remonte les escaliers, boit un verre en plus. Je me dis que quoique je fasse, de toute façon lui aussi à bu et que donc je ne dois pas craindre de me prendre un vent. Un homme aux cheveux bruns mi-longs se trouve près du comptoir où est disposée la boisson. Je commence à parler avec lui, ou alors il commence à parler avec moi.. Il parle aussi à l'homme DJ ou alors il arrive après... Mon esprit est brouillé mais le fait est que je me retrouve à parler avec les deux. °Il° me regarde enfin et je lui dis droit dans les yeux « Tu es très charmant monsieur ». « Merci ». Trou noir autour de nous. Mes souvenirs sont flous mais je me souviens que le reste autour a disparu quand je lui ai parlé à °lui°. Dès la première parole, nous ne nous sommes plus quittés. Je lui dis qu'une amie fait une fête le 10 mars pour ses 18 ans et je lui demande s'il peut venir djetter, alors que je suis adossée contre le comptoir et qu'il est en face de moi. Il me fait ok et me dit alors de prendre son msn. Mais mon portable s'accroche à mon fute et je n'arrive donc pas à l'extraire de ma poche. Je lui dis alors en riant que mon portable ne semble pas coopérer et que c'est lui qui va devoir prendre mon msn. Il me file son portable. Ma vue est brouillée et alors que j'aperçois le mot « mobile » ja tape machinalement mon numéro de portable, tapant un 7 au lieu d'un 1, ne me rappelant pas si j'ai réussi à le changer. Je note aussi mon adresse msn, je ne trouve pas le tiret du bas alors il met un 8. Mes souvenirs se brouillent à nouveau, je ne sais plus ce qu'on se dit mais je me souviens que je me dis que lui aussi doit avoir l'esprit brouillé, la fille de tout à l'heure a disparu je ne sais où, je ne sais quand et je me dis que je dois tenter ma chance. Mes doigts viennent enlacer les siens sans qu'il ne me rejette. J'aime la sensation des doigts qui s'enlacent alors que rien n'est encore fait... Je lui répète sans cesse que c'est un tiret du bas dans mon adresse msn et non un 8 et il me parie alros son vinyle préféré s'il ne s'en souvient pas. Je lui dis que de toute façon s'il ne s'en souvient pas, nous ne nous reverrons jamais, mais je lui demande aussi quel est son vinyle rpéféré. Il me dit alors qu'il va me montrer et commence à se diriger vers le salon, où se trouve la table de mixage et son sac à vinyles. Je crois qu'en fait c'est à cet instant que nos doigts se sont entrelacés... Je le suis à la trace et ne veut plus le lacher. C'est gagné pour moi. En passant devant le canapé j'aperçois Rémi qui nous voit nous tenir la main et il me lance un coup d'oeil admiratif. Je lui souris en retour. Je suis si niaise et pourtant je crains encore de ne pas réussir.

Il a dix-neuf ans. Il est grand. Il est beau. Il me tend son vinyle. Ma vue est brouillée et il me faut quelques secondes pour réaliser qu'il est à l'envers et alors que je le retourne pour déchiffrer l'inscription le disque glisse de la pochette et tombe sur le sol... Je me sens vraiment débile mais il me dit que ce n'est pas grave. Je n'ai pas le temps d'avoir honte car l'alcool m'en empêche. Je me retrouve adossée au mur de l'entrée, lui en face de moi. On parle de ce qu'on aime, je lui vends ma passion pour les arts et lui me vend la sienne pour la musique. Nous partons donc sur le sujet « musique » et je lui demande ce qu'il me conseille, je lui dis que j'aime tout il me demande plutôt quoi, je lui répète que j'aime tout, etc. je finis par lui dire que récemment j'aimais bien muse, que j'étais allée au concert, que j'étais mille fois plus fan depuis, que j'ai beaucoup aimé le dernier Placebo mais que désormais ça m'a soulé. Alors il me dit que j'aime bien les mélanges. Je lui concède cette affirmation. Il me demande si on peut sortir, pour qu'il fume une clope. Je le suis, derrière la porte d'entrée j'aperçois Adriana et Aline et je leur fais un clin d'oeil complice. Et je suis dehors. Je me rends alors compte qu'il est grand, ou que je suis petite. Nous parlons. De l'école, de je ne sais plus. Il me demande si j'ai froid. Je suis gelée, je lui réponds que tout va bien. Un ami à lui nous parle, je ris bêtement, souris niaisement, je suis heureuse. Il me demande si j'ai du feu pour la troisième fois et pour la deuxième fois me sort « ah non tu ne fumes pas » et je lui réponds alors une seconde fois que si j'ai du feu et lui tends mon briquet bariolé. Son ami finit par partir et je lui propose de s'assoir sur le rebord du grillage. Je crois que je lui prends la main. Nous rentrons à nouveau dans la maison. Trou noir. Nous sommes dans la cuisine. Il me demande à nouveau si j'ai du feu et je lui répète encore que oui. Il me demande pourquoi, si je ne fume pas, je lui dis que comme ça, quand il y a un bel homme qui demande du feu je fais « moimoimoi » et je dis que je déconne. Il me dis « a ba non c'est ce que t'as fait avec moi ». Je ne sais plus ce que je lui réponds mais dans l'instant je m'en fiche. Nous ressortons à nouveau mais cette fois du côté jardin de la maison. Il fait sombre et personne ne nous voit. Au détour de la conversation, il pose son mégot sur le bord d'une fenêtre et je lui dis que ça ne se fait pas de laisser ses mégots partout chez les gens, et que d'ailleurs c'est mal de fumer. « Tu vas pas me faire la morale non plus!! » :). Il me dit qu'il a l'intention de le reprendre en partant son mégot et je lui dis qu'il va oublier. Il me dit que non. Je lui dis que si. Sa main est toujours imperceptiblement dans la mienne. Il me dit que non. Je lui dis que si. Alors je l'attire vers moi en le tirant avec ma main droite, celle qui est dans la sienne et l'embrasse.


Nous restons là longtemps. Je ne sais pas. J'oublie tout. « J'ai pas oublié » qu'il me dit. Je ne sais pas si je lui réponds. Nous continuons à nous embrasser. Au bout d'un moment nous rentrons, il dit qu'il faut qu'il boive. Il se sert un verre de vodka, me le tend. Je le bois. Il me regarde les yeux ronds « Ah carrément, pur ». Je lui réponds « bah oui qu'est-ce que tu crois :p » et il me dit que lui il me l'a donné pour que je mette du jus de fruit. Là-dessus il met son jus de fruit dans ses 2 centimètres de vodka et me le tdn en me disant qu'il ne boira pas tout ça. Je me moue de lui en disant qu'il n'y avait presque pas de vodka dans ce verre et lorsque je goûte je ne sens que le goût du jus d'orange. Je me moque de lui et lui rend son verre. Un chat vient nous dire bonjour. Je passe inlassablement la main dans ses cheveux, sur son visage. Il me dit que je suis belle, je lui réponds qu'il ne me voit pas parce qu'il fait noir et je ris. Je ris toujours et il me le dit « tu ris tout le temps c'est cool, j'aime bien les filles joyeuses...:) » Des amis à lui demandent à lui parler, alors que nous passons en se tenant la main j'entends des « Jérémy j'aurais jamais cru ça de toi ». je ne sais aps si c'est gentil, je ne sais pas si c'est méchant, je ne sais pas si ça fait référence à moi ou non et je m'en fiche, parce que dans l'instant, c'est avec moi qu'il est.

Je lui prends la main et constate que j'ai perdu un bracelet. Il me demande à quoi servent « mes gants » si j'enlève mon chapeau parfois, mes bracelets. « Comment ça je te verrai jamais sans tes bracelets?? Ca pose problème ça!! ». « ... ma puce... » « T'as dit quoi? » « ...ma puce »... Daa c'était bien ce que j'avais compris il est trop chou je l'adore... Haha je suis folle et bizarre. Je suis bien je suis contente blottie dans ses bras... Je sens qu'à cet instant, je pourrais lui dire que je l'aime. C'est stupide, je ne le dis pas. Il y a des moments comme ça, où je me sens si bien avec quelqu'un que ces trois mots me viennent tout seuls... Je pense à combien je méprise les gars qui me disent je t'aime alors qu'ils ne me connaissent pas et pourtant... Je suis comme eux... Je suis bien avec lui... En y repensant je ne sais plus quand c'était la dernière fois que je me suis sentie si bien avec un gars... Je me demande s'il était vraiment spécial ou si c'est mon syndrome de la fille qui veut toujours ce qu'elle n'aura pas qui me fait le penser... Nous nous couchons et ses bras viennent m'enlacer... Je n'ai plus l'habitude des hommes qui me prennent dans leurs bras en dormant et la tendresse de son étreinte me touche... Je suis heureuse et m'endors doucement. Alors que je me retourne dans la nuit et que je lui tourne le dos ses bras m'entourent toujours et je me complais dans leur douceur. Quelques heures plus tard, son portable sonne pour lui rappeler de rentrer chez lui. Il me caline une dernière fois et alors qu'il va franchir la porte de la chambre à ma droite, je lui tends le bras et le rappelle. La lumière du jour a envahit la pièce et j'essaie tant bien que mal de me cacher pour ne pas qu'il voie le laideron que je suis une fois l'alcool redescendu, le maquillage parti et la lumière allumée. Je l'attire à moi et il revient alors, décidé à rester. La douceur de ses bras m'envahit à nouveau et je savoure le plaisir d'un calin matinal. Mon homme est tendre et j'ai encore envie de dire les trois mots fatals qui ne m'échappent heureusement pas. Et le moment de se lever arrive...

Je suis niaise. J'ai passé une bonne soirée. Je me sens légère, joyeuse. Alors que je crois qu'il part et lui dit alors « Eh au revoir »:( il me réponds « Ah non je pars pas, t'inquiètes je viendrais te voir!! ». En effet, un moment après il descend dire au revoir. Aline lui dit « Alors on te voit le 10 mars!! » et je me souviens que je l'ai invité. Il dit ok. Il me fait un bisou sur la joue gauche et m'embrasse. Je lui demande s'il veut que je l'accompagne à la porte et le fais. Je le tiens par la main et ne réalise pas que je ne le reverrai plus... L'étage est désert, la maison dans un sale état... Il me demande ce que je vais faire aujourd'hui, je lui réponds que je vais voir un copain et lui de dit qu'il va dormir et que le soir il a un anniversaire...


La lumière du jour est forte et j'ai honte d'être si moche devant lui. Encore une fois je me dis combien il est grand. Alors qu'il est devant moi. On s'embrasse, ma main caresse ses cheveux pour la dernière fois, ses joues qui piquent un peu... Il me fait encore un bisou sur la joue droite puis m'embrasse... « Au revoir Meili... » sa manière de toujours prononcer mon nom à la fin de ses phrases me fait frissonner... A son regard j'aurais du comrpendre qu'il y avait peu de chances que l'on se revoie... Mais à ce moment-là je pensais encore qu'il viendrait le 10 mars... Du coup, je ne garde rien de lui... Je l'attire une dernière fois à moi pour un dernier baiser et j'ai peur qu'il s'énerve contre moi mais il ne le fait pas... A travers l'ouverture de la porte je vois l'arrière d'une voiture bleue... « Je t'ajoute sur msn » dit-il en souriant... « C'est un tiret du bas et pas un 8... » ... Et mon homme franchit la porte à jamais...


[...]

Au Royaume des illusions, les soucis sont dissous dans l'alcool bon marché...
Souviens-toi.

# Postato lunedì 02 aprile 2007 15:35

Modificato sabato 09 giugno 2007 17:56